Des complications peuvent-elles intervenir pendant ou après la ponction ?

Un bilan médical complet permet de déterminer que la donneuse ne prend pas de risque pour sa santé et qu’elle fait cette démarche en toute connaissance de cause. En France, la prise en charge des donneuses d’ovocytes est particulièrement bien encadrée et surveillée par des équipes médicales pluridisciplinaires dans des centres autorisés par l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Le prélèvement des ovocytes est effectué au cours d’une hospitalisation d’une journée, sous anesthésie (le choix d’une anesthésie locorégionale ou générale est effectué après accord entre la donneuse et l’équipe médicale). Comme tout acte médical, la ponction peut entraîner des effets indésirables ; mais ces derniers sont rares, généralement sans gravité et ne durent pas, comme une douleur abdominale modérée, efficacement résolue par la prise de médicaments antalgiques.

Les très rares complications consécutives au geste de la ponction sont :

  • l’hémopéritoine : c’est un saignement dans l’abdomen, très douloureux, qui survient après la ponction et qui est causé par un saignement de l’ovaire. La fréquence est d’environ 1 cas pour 100 ponctions de donneuses. Une intervention chirurgicale de type cœlioscopie est souvent proposée et est suivie d’une courte hospitalisation.
  • l’infection de l’ovaire ou du pelvis, par exemple sous forme d’un abcès. Cela provoque de la fièvre et des douleurs abdominales. Cette complication est très rare : 2 cas en 4 ans ont été déclarés, ce qui représente un risque de 1 cas pour 1 000 ponctions.
  • la torsion d’ovaire, qui se caractérise par une douleur violente et très intense, et qui nécessite une coelioscopie en urgence, survient dans 5 cas pour 10 000 ponctions de donneuses.

Ces risques sont abordés lors du premier entretien avec le médecin du centre de don, à qui la donneuse peut poser toutes ses questions.