Les gamètes sont les cellules reproductrices à savoir les spermatozoïdes chez l’homme et les ovocytes chez la femme. Les ovocytes se développent dans les ovaires présents au nombre de deux. À la naissance, les ovaires ont déjà leur réserve définitive d’ovocytes, des milliers, dont quelques-uns seulement parviendront à maturation et seront aptes à être fécondés.

L’ovocyte (ou ovule) est la cellule reproductrice féminine, la cellule reproductrice masculine étant le spermatozoïde. Les ovocytes sont contenus dans les ovaires. Chaque ovaire contient normalement plusieurs milliers d’ovocytes, présents dès la naissance, dont le nombre diminue progressivement au cours de la vie. À partir de la puberté, une dizaine d’ovocytes se développe chaque mois pour aboutir à l’ovulation d’un seul, pouvant être fécondé par un spermatozoïde. Les ovocytes non fécondés disparaissent naturellement.

Avant d’enclencher une démarche de don d’ovocytes, les candidates s’entretiennent tout d’abord avec les médecins des centres de don pour évaluer leurs motivations.

Un bilan médical est par ailleurs réalisé pour déterminer leur état de santé et leur fertilité. Le don ne doit pas présenter de risque pour la donneuse, comme pour le ou les couples receveurs et le ou les enfants à venir. Il se peut que, malgré la volonté de la femme de faire ce don généreux, elle ne soit donc pas retenue.

Le don d’ovocytes peut être proposé à des couples touchés par une infertilité qui a été médicalement diagnostiquée et nécessitant un recours à des gamètes d’un tiers donneur. Les causes de l’infertilité sont nombreuses : la femme n’a pas d’ovocytes naturellement, ses ovocytes présentent des anomalies ou encore ils ont été détruits suite à un traitement. Le don d’ovocytes peut également bénéficier à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à leur enfant.

Le recours au don d’ovocytes est destiné à des couples composés d’un homme et d’une femme, tous les deux en âge de procréer et engagés dans une démarche d’assistance médicale à la procréation (AMP).

En France, la prise en charge des donneuses d’ovocytes est particulièrement bien encadrée et surveillée par des équipes médicales pluridisciplinaires dans des centres autorisés par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Un bilan complet permet de déterminer que la donneuse ne prend pas de risque pour sa santé et qu’elle fait cette démarche en toute connaissance de cause.

Une stimulation ovarienne prudente et suivie par l’équipe médicale permet d’aboutir à la maturation de plusieurs ovocytes. Dans de rares cas, elle peut entraîner des effets indésirables sans gravité et qui ne durent pas (douleurs pelviennes, légers saignements vaginaux). Ces risques sont abordés lors du premier entretien avec le médecin du centre de don, à qui la donneuse peut poser toutes ses questions.

Un bilan complet permet de déterminer que la donneuse ne prend pas de risque pour sa santé et qu’elle fait cette démarche en toute connaissance de cause. En France, la prise en charge des donneuses d’ovocytes est particulièrement bien encadrée et surveillée par des équipes médicales pluridisciplinaires dans des centres autorisés par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Le prélèvement des ovocytes est effectué au cours d’une hospitalisation d’une journée, sous anesthésie (le choix d’une anesthésie locorégionale ou générale est effectué après accord entre la donneuse et l’équipe médicale). Comme tout acte médical, la ponction peut entraîner des effets indésirables ; mais ces derniers sont rares, généralement sans gravité et ne durent pas. Ces risques sont abordés lors du premier entretien avec le médecin du centre de don, à qui la donneuse peut poser toutes ses questions.

La stimulation ovarienne peut entraîner des douleurs similaires à celles parfois ressenties à différentes étapes du cycle menstruel : pesanteur, crampes pelviennes (dans le bas du ventre)… Le centre de don vous suivra de près au cours de ces étapes et pourra adapter votre stimulation ou vous prescrire un traitement analgésique (pour soulager la douleur) si besoin.

Le don d’ovocytes s’effectue en plusieurs étapes : un premier rendez-vous d’information, un bilan médical, un entretien avec un/une psychologue, la stimulation ovarienne, le prélèvement des ovocytes par ponction et le suivi post-don. Selon la situation de la donneuse et les disponibilités du centre de don, ces différentes étapes peuvent prendre un temps variable. La stimulation ovarienne dure en moyenne de 10 à 12 jours et le prélèvement des ovocytes se fait 35 à 36 heures après la dernière injection de la stimulation. Votre centre de don fera toujours son possible pour regrouper vos rendez-vous et s’adapter à vos disponibilités.

Tous les frais médicaux liés au don d’ovocytes, du bilan préalable au suivi après le don, sont totalement pris en charge par l’Assurance maladie. Les frais non-médicaux occasionnés par le don (transport, hébergement, garde d’enfants, etc…) sont remboursés par l’établissement de santé où est effectué le don, sur présentation de justificatifs.

Si la démarche de don et l’arrêt de travail éventuel entraînent une perte de revenus, la donneuse est en droit d’obtenir une compensation sur la base de justificatifs. La donneuse peut également bénéficier d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens, et se soumettre aux interventions nécessaires à la stimulation ovarienne et au prélèvement des ovocytes.

Toute rétribution en contrepartie d’un don d’élément du corps humain est interdite par la loi française. Ceci pour des raisons éthiques et par crainte d’une marchandisation des produits du corps humain, avec le risque d’ouvrir la porte à l’exploitation des plus vulnérables. En revanche, tous les frais liés au don, qu’ils soient médicaux (du bilan préalable au suivi après le don) ou non-médicaux (transport, hébergement, garde d’enfants, etc.) sont pris en charge.

L’anonymat est, avec la gratuité et le libre consentement, un des trois piliers de la loi de bioéthique, qui régit les dons d’éléments du corps humain en France. Aucune filiation ne peut être établie entre le ou les enfants issus du don et la donneuse d’ovocytes. L’enfant est celui du couple qui l’a désiré, sa famille est celle dans laquelle il est né et qui l’a élevé.

En cas de nécessité médicale, par exemple la survenue d’une maladie génétique potentiellement héréditaire chez la donneuse d’ovocytes, le centre de don préviendra le ou les enfants issus du don, ou leurs parents si le ou les enfants sont mineurs. Les informations communiquées par le centre ne permettront jamais d’identifier la donneuse.

Selon les pays, les règles qui encadrent les pratiques de don d’ovocytes sont très différentes. Les principes légaux d’anonymat, de gratuité ainsi que les règles de sécurité sanitaire qui sont exigés en France ne se retrouvent pas partout.

L’autoconservation des ovocytes est proposée aux donneuses n’ayant pas procréé, à condition que le nombre d’ovocytes matures obtenu soit suffisant. Il s’agit d’une mesure de précaution dans le cas où la fertilité de la donneuse serait ultérieurement compromise et qu’elle aurait besoin de recourir à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Dans ce cadre, la donneuse dispose ainsi de la possibilité d’utiliser, pour elle-même, ses ovocytes congelés. Conformément à la loi, la priorité reste le don et la lutte contre le manque d’ovocytes en particulier.

L’autoconservation des ovocytes n’est possible que pour les donneuses qui n’ont pas déjà procréé. Il s’agit d’une mesure de précaution dans le cas où la donneuse aurait recours ultérieurement à l’assistance médicale à la procréation (AMP) suite à des problèmes de fertilité. Ces donneuses peuvent demander à conserver une partie des ovocytes prélevés pour elles-mêmes, si la quantité et la qualité des ovocytes collectés pour le don sont suffisantes. Conformément à la loi, la priorité reste le don et la lutte contre le manque d’ovocytes en particulier.

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