Les étapes du don d’ovocytes Le don d’ovocytes se divise en deux grandes étapes : 1/ La première étape est consacrée à la préparation du don. L’information : Réalisée lors d’une première consultation, l’information de la donneuse est indispensable pour aborder toutes les questions, y compris celle de la contraception. Le consentement : La donneuse doit signer un formulaire de consentement au don, ainsi que l’autre membre du couple, si la donneuse vit en couple. Le bilan préalable : Ensuite, l’étude des antécédents familiaux de la donneuse et la réalisation d’examens cliniques et biologiques permettent d’évaluer son état de santé. Entretien avec un psychologue ou un psychiatre : Enfin, l’entretien avec un psychologue ou un psychiatre représente pour la donneuse, et éventuellement l’autre membre du couple, un temps de parole libre et propice à la réflexion sur la démarche du don. 2/ La seconde étape du don est consacrée à la stimulation et au prélèvement. La stimulation des ovaires : La stimulation des ovaires dure 10 à 12 jours et permet d’aboutir à la maturation de plusieurs ovocytes. Elle est généralement réalisée par la donneuse elle-même ou par une infirmière sous forme d’injections sous-cutanées quotidiennes. Une surveillance attentive : Pendant la période de stimulation, 3 à 4 prises de sang et échographies ovariennes permettent d’évaluer la bonne réponse au traitement. La stimulation est ainsi adaptée au fur et à mesure. Cette surveillance permet également de fixer le jour et l’heure de la dernière injection qui achève la maturation des ovocytes. Le prélèvement des ovocytes : Le prélèvement est la dernière étape du don. Il a lieu au cours d’une hospitalisation d’une journée, 35 à 36 heures après la dernière injection. Il s’effectue par voie vaginale sous contrôle échographique et sous analgésie ou anesthésie. La donneuse peut ensuite quitter l’hôpital, à condition d’être accompagnée. L’utilisation des ovocytes : Après le prélèvement, les ovocytes sont confiés au laboratoire pour une fécondation in vitro. Ils peuvent, depuis la révision de la loi de bioéthique en juillet 2011, être conservés à très basse température pour une fécondation in vitro ultérieure. Tous les ovocytes sont destinés à des couples receveurs préalablement choisis, mais que la donneuse ne connaît pas.